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jeune serveur© Florian CellaLa restauration (ici, service en salle) est un gros pourvoyeur de jobs d'été pour les jeunes en Suisse.

Le service a la cote dans les jobs d'été

L'hôtellerie, l'accueil ou la promotion sont parmi les secteurs les plus populaires chez les jeunes en quête d'un petit boulot

En prévision de l’été qui vient de débuter, nombreux sont les jeunes qui se sont mis (et le sont peut-être encore) à la recherche d’un petit boulot. Histoire d’agrémenter l’argent de poche donné par les parents, de mettre un peu de sous de côté pour les vacances ou, plus prosaïquement, pour financer leurs études. L’occasion aussi de se familiariser avec le monde du travail (lire ci-contre).

En Suisse, le secteur d’activité le plus populaire pour les boulots d’étudiants est celui des services. C’est en tout cas ce qu’indique le site internet d’offres d’emploi Coople dans une récente étude, laquelle se base sur la totalité des jobs étudiants présentés sur la plate-forme. Dans le détail, 38% des offres d’emploi concernent le service de restauration (sans formation ad hoc), 22% dans l’accueil et la réception, 21% dans la promotion (événements, festivals ou distribution d’échantillons), 13% dans l’assistance technique pendant les concerts (assistant de montage et de démontage, assistant de plateau) et 6% les postes de barman (avec formation), d’assistant lors d’événements, de téléopérateur ou encore de collaborateur dans les vestiaires.

Petit boulot: faire respecter ses droits

Vendre des glaces, louer des pédalos, être hôtesse à l’accueil d’un festival ou faire du baby-sitting, ces divers emplois ne sont pas informels et doivent être exercés dans les règles, autant pour le jeune que pour son employeur. Petit rappel. L’âge légal pour ce type de job est de 15 ans, mais dès 13 ans pour des travaux légers et dès 18 ans pour des activités plus dangereuses (comme le travail sur un chantier de construction), sauf exception.

Tous les métiers ne sont pas ouverts aux jeunes.

Sont interdites les activités qui peuvent porter préjudice à l’intégrité morale, psychique ou physique du jeune (par exemple, le travail dans un cabaret ou avec des produits inflammables ou chimiques).

Un contrat doit être conclu entre le jeune et son employeur. Le document doit préciser, a minima, la durée du job d’été, la fonction occupée et le salaire perçu.

La durée de travail quotidienne pour un jeune âgé de 15 à 18 ans ne doit pas dépasser celle des autres employés de l’entreprise, et neuf heures au maximum. La durée hebdomadaire de travail est de quarante-cinq à cinquante heures maximum, selon les cas. Jusqu’à 16 ans, un jeune ne peut pas travailler au-delà de 20 h et, à partir de 16 ans, pas au-delà de 22 h. Sont aussi interdits le travail de nuit, le dimanche et les jours fériés.

Au niveau salaire, il n’y a certes pas de minimum légal en Suisse. Si la branche dans laquelle travaille le jeune est couverte par une Convention collective de travail (CCT) et qu’elle prévoit des minima salariaux, l’employeur doit alors en tenir compte. Selon les CCT, des dispositions peuvent prévoir un pourcentage de réduction en fonction de l’âge de l’employé. Enfin, le jeune doit être déclaré par l’employeur aux assurances sociales.

Des petits boulots qui peuvent compter

Contrairement aux a priori, un job d’été est une vraie expérience professionnelle (ou presque): on travaille, on respecte des horaires, une hiérarchie, des règles d’hygiène et/ou de sécurité, on doit faire preuve de sérieux, on touche un salaire en échange, etc. Dès lors, cette expérience doit être valorisée. Dans un CV ou lors d’un entretien d’embauche, il ne faut pas oublier de la mentionner. Elle peut même constituer un petit plus qui peut permettre de se distinguer des autres candidats. Les employeurs y seraient sensibles.

Liens utiles

Coople n’est pas la seule plate-forme (lire ci-contre) d’offres d’emploi à proposer des jobs d’été. Parmi les liens utiles, citons www.babvia.ch, www.adosjob.ch, http://petitsjobs.ch et www.petitboulot.ch. N’oublions pas non plus les sites internet des communes et des institutions cantonales, ainsi que ceux des entreprises de son canton de domicile.

Fabrice Breithaupt