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Ariane Vlérick, secrétaire générale de BioAlps© Loris Von Siebenthal

BioAlps, au service des sciences de la vie

L’association qui soutient l’ensemble des acteurs du secteur des sciences de la vie en Suisse occidentale fête ses 10 ans

Ces dix dernières années, l’économie genevoise a continué à se diversifier, offrant des opportunités dans des secteurs aussi variés que l’horlogerie, l’IT, le négoce ou encore le Cleantech. Parmi les domaines phare on trouve aussi les sciences de la vie. Si la région genevoise se hisse aujourd’hui au «top» niveau dans ce domaine et que de nombreuses entreprises voient le jour dans ce secteur, c’est notamment grâce à BioAlps, la plate-forme qui a fait émerger ce pôle d’excellence. Sa secrétaire générale, Ariane Vlérick, nous livre la recette de ce secret et explique comment un entrepreneur peut bénéficier des prestations de la plate-forme qui fête ses 10 ans.

Madame Vlérick, qu’est-ce que BioAlps ?
BioAlps est l’association qui représente et soutient l’ensemble des acteurs du secteur des sciences de la vie en Suisse occidentale, qu’ils soient issus des milieux académiques, privés ou des organismes de soutien à l’innovation. Dans notre région les sciences de la vie recouvrent avant tout le domaine biomédical, c’est-à-dire les biotechnologies et les technologies médicales. Ces dernières années, le «foodtech», ou aliments fonctionnels, s’est également développé. L’objectif de BioAlps est de soutenir le développement du secteur des sciences de la vie dans la région, afin que nos entreprises et institutions de recherches puissent offrir le meilleur de la technologie, des services et de l’innovation.

Comment fonctionne l’association ?
Son travail se construit autour de trois volets de prestations. Le premier comprend les événements que BioAlps organise directement ou en partenariat avec d’autres acteurs. Ces manifestations ont pour but d’offrir aux entrepreneurs et instituts de recherche et de formation la possibilité d’être représentés dans des foires et des conférences internationales, et de faire du réseautage ciblé. Cela leur permet, par exemple, de trouver de nouveaux partenaires d’affaires ou des distributeurs. Les publications constituent le second volet de nos activités. Outre les publications promouvant nos services et prestations, nous éditons en partenariat avec Bilan un magazine annuel permettant de promouvoir à l’international nos entreprises et institutions de recherche. Cela constitue un atout considérable, notamment pour toutes les jeunes sociétés qui ont des ressources très limitées pour communiquer sur leur offre. Enfin, le troisième volet de nos prestations et probablement le plus important, est le travail quotidien de mise en relation entre entrepreneurs et chercheurs. Il s’agit pour BioAlps d’exercer son rôle de «porte d’entrée du secteur des sciences de la vie de Suisse occidentale».

Que recouvre exactement ce troisième volet ?
Grâce à sa grande concentration de connaissance, BioAlps peut aider un entrepreneur à trouver, par exemple, un juriste spécialisé dans le droit du vivant, ou encore expliquer à un étudiant quelle est la palette de formations qui s’offre à lui en Suisse occidentale. On peut aussi aider une société à trouver un partenaire pour répondre à un besoin précis. En fait l’association couvre littéralement tout ce qui touche aux sciences de la vie en Suisse occidentale. On peut encore relever que nous offrons une base de données qui est la plus complète de la région et qui représente véritablement une mine d’informations!
BioAlps a mis sur pied un cycle de rencontres, quel est leur but?
Nos «4 à 6», organisés sept fois par an (une fois par an dans chacun des 7 cantons de Suisse occidentale), visent à faire du réseautage et à permettre aux gens de découvrir des partenaires de la région - entreprises ou institutions - actifs dans les sciences de la vie. Nous organisons encore le «BioAlps Networking Day», qui est une rencontre annuelle pour tous les acteurs du domaine: biologistes, médecins, organismes de soutien aux entreprises et à l’innovation, juristes spécialisés, investisseurs. Lors de ces manifestations, nous abordons un thème spécifique, à la fois porteur et rassembleur, tel que la bioconvergence ou la médecine personnalisée.

BioAlps fête ses 10 ans. Quel bilan tirez-vous à cette occasion?
Tout d’abord, on constate que la région est aujourd’hui un des leaders mondiaux du domaine, aux côtés d’Oxford, Cambridge, et Boston. Cela se concrétise par une grande diversité d’acteurs, avec d’importantes complémentarités. C’est réjouissant de voir notamment que de très nombreuses start-up de la région sont devenues aujourd’hui des entreprises importantes et reconnues sur le plan international. Il est assez phénoménal d’observer que BioAlps, cette initiative née il y a dix ans de la volonté de quelques personnes d’unir leurs forces, n’a pas cessé de grandir. Elle a pu obtenir, au fil des années, le soutien de l’ensemble des institutions académiques, celui des promotions économiques des cantons de Genève et de Vaud, avant l’élargissement à l’ensemble des cantons de Suisse occidentale, avec la création de la première plate-forme sectorielle soutenue par la Confédération et les 7 cantons de la région (ndlr : voir www.bioalps.org) . Cette force de frappe, ce réseau exceptionnel est aujourd’hui un avantage de taille pour nos entreprises.


Irina Sakharova Quitt
Service de la promotion économique de Genève (SPEG)